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UV
Urologie Versailles
DR POURYA
PASHOOTAN
Chirurgien urologue · Versailles
Prostate

Adénome de la prostate

Une augmentation bénigne du volume de la prostate peut gêner la vidange de la vessie. Le traitement est adapté à l’intensité des symptômes, au volume prostatique et aux attentes du patient.

Dans cette page

Qu’est-ce que l’HBP ?

L’hyperplasie bénigne de la prostate, souvent appelée adénome, correspond à une augmentation non cancéreuse du volume de la zone centrale de la prostate. Elle peut comprimer l’urètre et gêner l’évacuation de l’urine. Son importance n’est pas toujours proportionnelle au volume de la prostate.

Quels symptômes ?

Jet faible, difficulté à démarrer, besoin de pousser, mictions en plusieurs temps, sensation de mauvaise vidange, envies fréquentes ou urgentes et levers nocturnes sont fréquents. D’autres causes peuvent produire les mêmes symptômes, d’où l’intérêt d’une évaluation urologique.

Le bilan

Il peut associer interrogatoire, examen clinique, analyse d’urines, PSA selon le contexte, mesure du résidu après miction, débitmétrie et échographie. L’objectif est d’évaluer la gêne, le retentissement sur la vessie et les reins et d’identifier d’éventuelles complications.

Traitements

Une simple surveillance est possible lorsque les symptômes sont peu gênants. Plusieurs familles de médicaments peuvent améliorer les symptômes ou réduire le risque d’évolution. Lorsqu’un traitement chirurgical devient nécessaire, le choix dépend notamment du volume prostatique, de l’anatomie, des traitements associés et des priorités du patient.

Quand faut-il intervenir ?

Une chirurgie peut être proposée en cas d’échec du traitement médical ou de complications telles que rétention urinaire, infections récidivantes, calculs vésicaux, saignements répétés ou retentissement sur les voies urinaires supérieures.

Quel traitement pour un adénome de prostate ?

Le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), également appelée adénome de prostate, dépend de l’importance des symptômes urinaires, du retentissement sur la vessie et les reins, du volume et de l’anatomie de la prostate, mais également des attentes du patient.

Lorsque les symptômes sont modérés et peu gênants, une simple surveillance peut être proposée. Un traitement médicamenteux peut être indiqué lorsque les troubles urinaires deviennent plus importants. Une intervention peut être envisagée lorsque les médicaments ne sont plus suffisamment efficaces ou sont mal tolérés, mais également en présence de certaines complications de l’adénome.

Plusieurs techniques, adaptées à chaque patient

Il n’existe pas une intervention unique adaptée à tous les adénomes de prostate. Le Dr PASHOOTAN dispose de plusieurs techniques permettant d’adapter le traitement au volume et à l’anatomie de la prostate, à l’importance de l’obstruction et aux priorités du patient.

UroLift® — préserver l’éjaculation

UroLift® est une technique mini-invasive qui permet d’écarter les lobes prostatiques à l’aide de petits implants, sans retirer ni détruire le tissu prostatique. Son principal intérêt est une récupération généralement rapide et surtout la préservation habituelle de l’éjaculation. L’amélioration du débit urinaire et des symptômes est toutefois généralement moins importante qu’après une résection endoscopique ou un HoLEP.

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Résection endoscopique bipolaire de la prostate

La résection transurétrale bipolaire de la prostate (RTUP) consiste à retirer par les voies naturelles une partie du tissu prostatique responsable de l’obstruction. Cette technique permet une amélioration importante des symptômes et du débit urinaire et constitue une technique endoscopique éprouvée.

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HoLEP — énucléation laser de la prostate

Le HoLEP utilise un laser pour énucléer l’adénome responsable de l’obstruction urinaire. Il permet de retirer une quantité importante de tissu prostatique par les voies naturelles, sans incision cutanée. La technique est particulièrement intéressante pour les prostates volumineuses, mais peut être utilisée pour des volumes très variés.

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UroLift, résection endoscopique ou HoLEP : quelle technique choisir ?

Ces trois techniques ne répondent pas exactement aux mêmes objectifs et le choix ne dépend pas uniquement de la taille de la prostate. UroLift est la technique la moins ablative : aucun tissu prostatique n’est retiré. Son efficacité sur les symptômes et le débit urinaire est généralement moins importante que celle de la résection endoscopique ou du HoLEP, mais elle présente l’avantage majeur de préserver habituellement l’éjaculation.

La résection bipolaire et le HoLEP retirent en revanche le tissu prostatique responsable de l’obstruction et permettent généralement une désobstruction plus importante. Une diminution ou une disparition de l’éjaculation antérograde est cependant fréquente après ces interventions.

Le choix du traitement est donc personnalisé, en tenant compte du volume et de l’anatomie de la prostate, de l’importance de l’obstruction, des symptômes, des traitements déjà essayés et des priorités du patient, notamment concernant la préservation de l’éjaculation.

Questions fréquentes

Quand faut-il opérer un adénome de prostate ?

Une intervention peut notamment être proposée lorsque les symptômes restent gênants malgré le traitement médical, lorsque celui-ci est mal toléré ou lorsque l’adénome entraîne certaines complications. La décision dépend de la situation de chaque patient.

Quelle opération choisir pour une grosse prostate ?

Le volume prostatique participe au choix de la technique. Le HoLEP permet notamment de traiter efficacement des prostates de volume important. D’autres paramètres anatomiques et cliniques doivent cependant être pris en compte avant de choisir une intervention.

Quelle intervention de la prostate préserve le mieux l’éjaculation ?

Parmi ces trois techniques, UroLift est particulièrement intéressant lorsque la préservation de l’éjaculation constitue une priorité. Cette préservation doit cependant être mise en balance avec une amélioration urinaire généralement moins importante qu’après HoLEP ou résection endoscopique.

HoLEP ou résection endoscopique : quelle différence ?

Les deux interventions sont réalisées par les voies naturelles et retirent le tissu prostatique responsable de l’obstruction. La RTUP procède principalement par résection du tissu, tandis que le HoLEP utilise un laser pour énucléer l’adénome. Le choix dépend notamment du volume prostatique, de l’anatomie et de la situation du patient.

Information médicale

Cette page fournit une information générale et ne remplace pas une consultation. Les indications, bénéfices, alternatives et risques doivent être adaptés à votre situation avec votre urologue.

Contenu éditorial fondé notamment sur les recommandations de l’Association Française d’Urologie (AFU) et de l’European Association of Urology (EAU), consultées en septembre 2026.